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Val d'Aurelle : une première française dans les traitements radiothérapiques

Soins - 05/01/2009

Un patient de 60 ans porteur d’un cancer de la prostate a été traité à Montpellier au Centre Val d’Aurelle, le 6 novembre 2008, par la technologie RapidArc™ de Varian Medical Systems (NYSE : VAR). Il s’agit du premier patient traité par cette technique en France.
Cette nouvelle technique de traitement se caractérise par une délivrance précise et rapide de la Radiothérapie par Modulation d'Intensité (RCMI). La séance de traitement n'a duré que 75 secondes, c'est-à-dire trois fois moins que lors d’une RCMI conventionnelle. Pascal Fenoglietto, physicien médical et responsable des projets scientifiques, a présenté les résultats de cette technique révolutionnaire lors de la rencontre annuelle de la Société Française de Radiothérapie Oncologique (SFRO) à Paris, du 12 au 14 novembre dernier.

"Les traitements se sont extrêmement bien déroulés et le patient était très satisfait de la réduction du temps de traitement par rapport à la RCMI conventionnelle dont il a bénéficié en première partie de son traitement, avant l’installation de RapidArc, a indiqué Pascal Fenoglietto". "La qualité de la distribution de la dose est a minima identique à celle obtenue lors d’une RCMI conventionnelle constituée d’une séance complexe de faisceaux fixes à partir d’angles multiples. De plus, nous sommes maintenant en mesure d'utiliser le temps que nous gagnons sur la délivrance du traitement pour réaliser davantage d'images de contrôle et augmenter la qualité et la sécurité de nos soins. »
La technologie RapidArc peut délivrer une radiothérapie de très haute qualité sur une tumeur tout en effectuant une rotation continue et unique autour du patient. Elle permet d'optimiser le contrôle et d'adapter la dose plus précisément en fonction de la taille, de la forme, et de l'emplacement de la tumeur. Un traitement plus rapide augmente également la précision. « En réduisant le temps, nous diminuons les incertitudes sur la couverture du volume à traiter et la protection des organes à risque. Certaine études publiées indiquent en outre qu'une dose délivrée plus rapidement détruit les cellules cancéreuses plus efficacement. Grâce à cette technologie, nous pouvons améliorer les résultats et mieux répondre aux besoins des patients. Nous sommes heureux d'être le premier hôpital en France et le quatrième en Europe à offrir ce traitement aux patients » a conclu a conclu le Professeur Jean-Bernard Dubois, Chef du Service de radio-oncologie et Directeur Général du Centre.

Le Centre Val d’Aurelle est avec Amsterdam, Zurich, Copenhague en Europe, Birmingham (Alabama - EU), Baltimore (Maryland – EU), Vancouver (Canada) en Amérique du Nord, l’un des 7 centres pionniers membres du conseil de RapidArc de Varian à avoir contribué à développer l'utilisation clinique de cette nouvelle technologie thérapeutique. Le service de radiothérapie a effectué le traitement sur l'un des quatre accélérateurs linéaires de Varian en utilisant le logiciel de gestion des informations de planification de traitement ARIA en français. Plus de 700 patients ont été soignés par RCMI dans le Centre Régional de Lutte contre le Cancer depuis son introduction en 2001. L’Institution, un des centres français en pointe sur la technologie des traitements des cancers en Radiothérapie a, d’autre part, planifié de remplacer toutes les RCMI conventionnelles par des traitements de RapidArc en cas de tumeurs de la région pelvienne et de la sphère ORL.

Selon le radio-oncologue Dr Carmen Llacer Moscardo, "les cas pelviens complexes peuvent prendre entre 12 et 14 minutes avec la RCMI, or nous pouvons les faire à présent en moins de deux minutes avec un arc ou, si cliniquement approprié, en trois minutes environ avec deux arcs autour du patient, grâce à RapidArc. Ceci faisant, il y a moins de risques que le patient ne bouge et nous minimisons également toute possibilité de mouvement interne, ce qui s'avère très important, étant donné les nombreux mouvements potentiels dans la région pelvienne. En outre, les traitements rapides réduisent la possibilité d'inexactitude et augmentent le confort du patient ».